110. PALAIS ROYAL
Zeus m’invite à le suivre dans une pièce dont le centre est occupé par un coquetier en or soutenant une sphère de 1 mètre de diamètre.
Il me conseille de l’observer.
Je sors mon ankh et m’approche de la paroi de verre.
— Voilà un spectacle que vous aurez rarement l’occasion de voir où que ce soit, dit-il.
On dirait une sphère-monde, si ce n’est qu’à l’intérieur il n’y a aucune planète, seulement ce qui me semble être de l’« air noir ». Je touche, c’est glacé.
— C’est beau, n’est-ce pas ?
— C’est quoi ?
— Du vrai « Rien », annonce-t-il. Pas de lumière, pas de son, pas de chaleur, pas de matière, pas d’énergie. C’est rarissime et précieux. Partout il subsiste quelque chose. Un peu de gaz. Un peu de lumière. Un peu de bruit. Un rêve. Une idée. Une pensée. Mais là, non c’est du silence absolu. De l’obscurité totale. Un endroit épargné par la bêtise des hommes et la prétention des dieux, un endroit où même l’imagination ne rôde pas. Un endroit où même moi je ne peux agir. Une scène propre où tous les spectacles peuvent commencer. Vous imaginez le potentiel de ce Rien ? De la pureté à son point culminant.
Zeus caresse la sphère comme un rubis géant.
— Et voilà le suprême paradoxe. Quand on a tout, on veut… rien.
Je ne bouge pas.
— Tu me diras : À quoi sert de posséder cette sphère de « Rien » ? Et je te répondrai : À faire naître un nouvel univers.
Je commence à comprendre.
— Car un univers ne peut naître qu’à partir de rien.
Je contemple la sphère noire.
Je me souviens de cette autre phrase de l’Encyclopédie :
« Si Dieu est omnipotent et omniprésent… peut-il créer un endroit où il ne peut rien et où il n’est pas ? »
Voilà la problématique. On ne se définit pas seulement par ce qu’on est, mais par ce qu’on n’est pas. Comme Dieu est tout, il se définit par tous les endroits où il n’est rien…
J’ai un frisson.
— Je te fais peur ? C’est bien. Michael, la peur de Dieu est essentielle.
Je veux parler, mais je n’y parviens toujours pas.
Sa prunelle rouge me fixe avec encore plus d’intensité.
— Tout d’abord, je veux savoir ce que tu sais, ou ce que tu pressens de l’ordre de l’univers, Michael Pinson. Connais-tu la symbolique indienne des chiffres ?
Je déglutis plusieurs fois, puis j’arrive à articuler cette leçon que j’ai apprise par cœur depuis longtemps :
— 0 : l’œuf cosmique, 1 : la matière minérale, 2 : le végétal vivant, 3 : l’animal bougeant, 4 : l’homme réfléchissant, 5 : l’homme spirituel s’élevant, 6 : l’ange qui aime.
— Et ensuite…
— Eh bien je dirais :
Chimère 7,3
Maître dieu auxiliaire 7,5
Maître dieu 7,7
Et puis vous… un 8 ?
Il approuve du menton.
— 8. Comme l’infini.
Zeus tapote la sphère.
— Au commencement, il n’y avait rien. Puis il y a eu une pensée.
Il ouvre la porte latérale de gauche et m’entraîne dans un long couloir de marbre à damier noir et blanc.
— Cette pensée s’est transformée en désir. Ce désir s’est transformé en idée. Cette idée s’est transformée en parole. Cette parole en acte. Cet acte en matière.
Il pousse une poignée et dévoile un musée. Il me montre une sculpture d’amibe en résine, agrandie et transparente.
— Je me souviens quand j’ai inventé la vie. Un subtil mélange d’acides aminés aux dosages très complexes. Je me souviens quand…
Zeus a un sourire en coin. Il me présente ensuite d’autres sculptures. Des poissons, des lézards, des lémuriens, des primates.
— Je me souviens quand j’ai eu l’idée de la sexualité au moyen de deux êtres de la même espèce, mais légèrement différenciés et complémentaires. Ça semble évident maintenant mais, sur le coup, c’était une trouvaille. Le mâle ET la femelle. Tout ça pour mélanger de manière aléatoire les chromosomes. Je voulais être surpris par mes créatures, alors j’ai imaginé de les laisser mêler elles-mêmes leurs gènes. Pour voir…
Les murs sont couverts de grandes affiches sur lesquelles courent des arborescences schématisant l’évolution des espèces.
— Les premiers mâles n’étaient guère attirés par les femelles, j’ai dû inventer la motivation par le plaisir. Et ajouter un centre nerveux, et aussi des capteurs un peu partout. Pour qu’ils ressentent des choses au moment du mélange des gamètes.
Il rêvasse.
— Ah, la sexualité ! Ce n’était pas évident. J’ai tâtonné… J’ai même testé des systèmes comme certains mille-pattes. Des trucs avec des crochets qui s’encastrent. Et un jour j’ai imaginé le système du pénis qui grandit par gonflage des corps caverneux. La peau devait être très élastique, et en même temps solide pour résister aux pressions. Et puis il a fallu penser à l’arrimage. Ah, un vrai défi d’ingénieur, de chimiste et d’architecte. Il fallait analyser au millimètre près les zones de lubrification et de frottement. Les testicules devaient être situés à l’extérieur pour maintenir au frais les spermatozoïdes… Maintenant, si c’était à refaire, je procéderais différemment. C’est quand même un peu compliqué.
Il se tourne vers moi.
— À un moment j’ai voulu renoncer à l’emboîtement et bâtir le système de certains insectes : le mâle plante dans le sol une aiguille avec son sperme dans un sac placé au sommet. Puis la femelle s’assoit dessus, et fait entrer dans son réceptacle le sac qui explose dans son ventre. Ça marche très bien chez les batraciens et les poissons. Mais ça ne tenait pas la route, l’aiguille pouvait être mangée par n’importe quel animal.
Il ouvre une autre porte au fond du musée. La salle ressemble à un laboratoire de biologiste. Sur les étagères qui font le tour de la pièce, sont alignés des bocaux emplis de formol dans lesquels baignent cadavres d’animaux et organes humains.
Il me désigne la statuette d’un écorché exhibant tous ses muscles.
— Tu penses au laboratoire d’Hermaphrodite ? Je sais. Ce demi-dieu d’opérette se prend pour moi, il me copie dès qu’une information filtre du palais royal. C’est ici, dans cette pièce, que j’ai eu l’idée des zones érogènes secondaires. Je l’ai surtout développée à l’usage des femmes. Pour l’homme j’ai préféré tout concentrer autour du point névralgique, le pénis. Sinon ils auraient été « chatouilleux » de partout. Pas bon pour la guerre. Après il a fallu fignoler. J’ai décidé d’un orgasme intense pour la femme afin qu’elle ne soit pas tentée de se relever tout de suite après l’acte, ce qui aurait obligé les spermatozoïdes à faire de l’alpinisme.
Il caresse un buste, visage assez semblable au sien.
— Sur l’humain il fallait tout fignoler. Rien que la zone de l’œil, regarde bien. Les cils pour éviter la poussière. Les sourcils pour éviter que l’eau coule dans les yeux quand il pleut. L’enfoncement des orbites pour que l’ombre de l’arcade sourcilière protège du soleil. L’iris qui se rétracte en fonction de l’intensité de la lumière. Et puis la lubrification et le nettoyage permanents de la cornée par les larmes.
Il saisit une main sculptée.
— Ah ! la main humaine. Le chef-d’œuvre qui couronne l’ensemble. J’ai hésité sur le nombre de doigts. Au début je pensais en mettre sept, mais ça fermait mal quand le poing se serrait. Les ongles, c’est la petite touche de finition « made in Olympia », une zone dure pour gratter et qui se renouvelle sans cesse. Et les pieds ? Une toute petite surface de contact mais une recherche permanente du meilleur équilibre possible pour maintenir la structure d’aplomb, même quand elle court. On l’ignore souvent, mais la plante des pieds est bourrée de capteurs qui, sans qu’on en prenne conscience, rectifient la position du corps pour que le centre de gravité soit toujours bien placé.
Une question me taraude : S’il a tout inventé comment se fait-il qu’il soit lui-même de forme humaine ?
— Tu n’as donc pas compris ? Une fois que j’ai eu terminé l’homme, je l’ai trouvé si réussi que j’ai décidé de lui ressembler.
— Mais au départ, vous ressembliez à quoi ?
— À rien.
Il sourit, content de sa trouvaille. Décidément son énigme n’en finit pas de revenir dans la conversation.
— Eh oui, Dieu a copié sa création. Comme un styliste qui crée un modèle et a envie de le porter lui-même. Il est dit dans la Bible : « Dieu a créé l’homme à son image. » Eh bien non, c’est le contraire, c’est « Dieu qui s’est recréé lui-même à l’image de l’homme ». J’ai pris sa physionomie. Je me suis équipé des mains, du visage et du sexe que j’avais eu tellement de mal à mettre au point.
J’intègre cette idée qui me semble comporter de nombreuses implications.
— Ensuite je l’ai regardé créer tout seul et j’ai copié « les créations de ma créature ». J’ai copié son costume : la toge. Ce n’est pas moi qui l’ai inventée, et, tu vois, je la porte avec plaisir. Ses maisons : ce palais est inspiré des architectures des palais grecs et romains. Quant à ses sentiments : la curiosité, la mélancolie, la jalousie, l’ambition insatiable, la perversion, l’innocence, l’aigreur, l’orgueil et bien d’autres, c’est encore l’homme qui les a générés à partir des outils que je lui ai fournis.
Il continue d’avancer et apparaissent des tableaux, des sculptures évoquant les thèmes religieux de différentes époques.
— Ce sont mes créatures qui ont inventé les mythologies. Et sans le savoir elles m’inspiraient pour mes nouveaux déguisements. Les humains ont inventé Osiris et j’ai été Osiris. Ils ont inventé Gilgamesh et j’ai été Gilgamesh. Ils ont inventé Baal et j’ai été Baal. Ils ont inventé Zeus et je suis devenu Zeus. Et voilà la bonne blague. L’homme, après avoir transmis son apparence aux dieux, les a inventés grâce à son imagination. L’homme, pour finir… a créé Dieu à son image.
Il est satisfait de sa phrase. À nouveau il a un rire étouffé comme si ce qu’il racontait le surprenait et l’amusait en même temps.
— Alors… tout ce qui est dit sur vous dans la mythologie ?
— J’ai essayé de le vivre comme si c’était vrai. Par chance je suis polymorphe. Je peux prendre toutes les apparences, incarner tous les personnages, vivre tous les mythes. Ils me croyaient maître de la foudre ? Alors je suis devenu maître de la foudre. Ils me croyaient volage ? Je suis devenu volage. Ils me croyaient entouré d’un aréopage de dieux ? J’ai créé les autres dieux. Ils me croyaient fils de Chronos ? J’ai donné vie à Chronos.
— Mais l’Olympe ?
— Je l’ai fabriqué sur votre Terre 1 jadis. Puis, en ce qui correspondait dans leur calendrier à l’an 666, j’ai quitté Terre 1 pour venir m’installer ici, dans ce charmant coin du cosmos.
— Pourquoi cet exil ?
— Un dégoût de l’humanité. Ils sont quand même très bêtes… 666, le chiffre de la bête, mais la bête c’est eux… quelle dérision.
Je l’observe, intrigué.
— En partant j’ai emporté des cartes postales de mon premier village divin. Et j’ai recréé ici en Aeden un lieu à l’image de l’Olympe sur Terre 1. En fait j’ai amélioré. Beaucoup amélioré. La montagne, plus haute. Les palais plus grands. Les animaux plus rigolos. Les dieux plus caricaturaux. Bref, le spectacle est plus réjouissant. Car tout ça, comme je te l’ai dit, n’existe que pour… distraire.
Je pense à Aphrodite. Ainsi elle ne serait qu’un élément du décor inventé par Zeus.
— Et… les autres dieux savent qu’ils ont été conçus d’après les mythologies humaines ?
— Non. Ils sentent bien sûr qu’il y a un mystère dans leur existence. Ils savent que je suis le seul à détenir le dernier secret. La vraie vérité. Alors ils essaient de venir ici me poser des questions… comme toi. Ça les obsède. Ils veulent savoir qui ils sont vraiment et pourquoi ils existent depuis si longtemps.
— D’où le Sphinx pour barrer le passage ?
Il hoche la tête.
— Normalement, personne ne perce l’énigme. Ils sont tous bloqués par leur ego. Il les gonfle comme des baudruches et les empêche de franchir la porte étroite. Je ne pensais pas que quelqu’un réussirait à passer le Sphinx. En général rien que le mot « dieu », qui qualifie les élèves, suffit à les rendre prétentieux.
Il m’invite à poursuivre la visite.
— Mais toi tu as réussi parce que tu as une maladie psychologique. Tu es atteint d’une névrose particulière.
J’attends de savoir.
— Tu te sous-estimes. À un point au-delà du raisonnable. Normalement sur Terre 1 tu aurais dû consulter un psy. Tu entretiens une image tellement négative de toi-même. En fait tu t’es toujours pris pour un « moins que rien ».
L’expression typiquement française prend ici un sens important.
— Et quand on est moins que rien et qu’on s’élève un peu, alors… on devient rien.
Sa formule le réjouit.
— Voilà comment tu as eu le Sphinx et voilà comment tu m’as eu. Excès d’humilité. Bravo. Du coup, à toi je réponds et aux douze dieux de l’Olympe je n’adresse même pas la parole. Par contre je souhaitais que tu règles ton problème d’image.
— D’où l’épreuve dans la cage ?
Il me fait un clin d’œil.
— Es-tu sûr que c’est le « bon Michael » qui a survécu ?
— Le « bon » est celui dans lequel réside mon âme.
— Le bon est celui que tu es capable d’aimer. T’aimes-tu un peu plus maintenant que tu es arrivé au sommet et que tu as parlé à Zeus en personne ?
— En fait, je n’ai pas encore réalisé ce qui m’arrive.
— C’est cela le problème avec les « moins que rien », quand on leur donne une récompense, ils s’en trouvent tellement indignes qu’ils ne l’apprécient pas.
Il se place face à moi. Son visage s’adoucit un peu.
— Est-ce ainsi que tu m’avais imaginé ? Est-ce ainsi que tu avais imaginé le Zeus de la mythologie ? Avoue que lorsque tu es arrivé tu m’as trouvé très impressionnant. Tu t’attendais à quoi ?
À mon grand étonnement il rapetisse et se transforme en Pygmée albinos aux cheveux blancs crépus et aux yeux rouges.
— Tu me voyais plutôt comme ça ?
Il se transforme cette fois en taureau blanc aux yeux rouges.
— Ou comme ceci ? C’est ainsi que je suis apparu à certaines mortelles de Terre 1.
Il devient un oiseau blanc, un Cygne.
C’était lui le Cygne qui m’a indiqué le chemin quand j’étais perdu dans le brouillard.
Il volette dans la pièce autour de moi.
Je me frotte les yeux.
— Ou encore comme cela.
Le voilà lapin blanc.
C’est lui qui m’a sorti du trou et m’a montré le chemin sous la cascade.
— Je te fais moins peur ainsi ? Dès qu’on fait un peu de spectacle, on perd de la crédibilité. Faut-il donc que vous soyez conventionnels… Tous, ils exigent l’image du père géant, barbu, autoritaire et mystérieux. Il n’y a que celle-là qui marche. Pfff…
Le lapin me regarde fixement, rabat l’une de ses longues oreilles, cligne les yeux puis annonce :
— Ça n’a pas l’air de te bouleverser tout ce que je te raconte.
Ses yeux changent de couleur et deviennent bleus. Puis ils se mettent à grandir jusqu’à dépasser sa tête, un œil rétrécit mais l’autre continue de s’étendre. Bientôt j’ai en face de moi un seul œil, de trois mètres de long, qui flotte dans le ciel. La surface en est lisse et luisante. La pupille se dilate et devient une sorte de gouffre que je distingue derrière la transparence de la cornée. Je recule. L’œil grandit encore. Je recule, trébuche, me retrouve à quatre pattes. Je relève la tête alors que l’œil est maintenant au-dessus de moi.
L’œil géant dans le ciel c’était lui.
La paupière tombe comme un rideau. L’œil redescend et rétrécit. Zeus reprend peu à peu sa forme de dieu olympien de 2 mètres de haut. Ses yeux redeviennent rouges.
— Vous me surveillez personnellement depuis le début ? balbutié-je, encore sous le choc.
Plutôt que de répondre, il m’entraîne vers un couloir qui conduit à une porte, qui mène à un escalier, qui s’ouvre sur une place flanquée de 24 portes. Il en ouvre une. À l’intérieur : un décor de théâtre ressemble au palais de la muse Thalie. Les murs sont tendus de velours rouge, une coiffeuse est éclairée pour le maquillage des acteurs, et la petite scène ressemble à celle d’un guignol de jardin public.
Zeus saisit une marionnette en bois de forme humaine qu’il manipule avec des fils.
— Quand un humain naît, il se passe ça.
Il soulève la marionnette avec ses fils et la place sur la scène. Puis il agite les fils qui la dirigent. La marionnette se tient debout, dans une posture étonnamment vivante. Elle agite la tête comme pour marquer sa surprise.
— Quand un humain meurt, il se passe ça.
Zeus relâche les fils et la marionnette s’effondre. Puis il la relève.
— Entre-temps, ça s’agite. Ça ignore qu’il y a autre chose dessus qui tient les fils. Ou qui ne les tient pas. Pour nous les dieux, il importe qu’on ne voie pas les fils. Les marionnettes se croient toutes sans fil. Il importe qu’elles se croient libres. Sinon ça trouble l’expérience.
— Et nous, les élèves dieux, avons-nous des fils ?
Zeus sourit, énigmatique, range sa marionnette sur son support.
— Tu as rédigé ton utopie ?
— J’y pense.
— C’est important. Commencer à imaginer un futur meilleur, c’est lui donner la possibilité d’exister un jour. J’ai une question à te poser. Tu aimes tes humains, ou pour toi les observer constitue seulement un loisir, comme s’occuper de poissons rouges, de hamsters, d’un chat ou d’un chien d’appartement ?
— Je dois reconnaître que je me suis pris d’une certaine affection pour eux…
— As-tu la maladie du transfert ?
Comprenant qu’il doit s’agir d’une névrose typiquement divine consistant à se prendre pour son peuple, je réponds le plus honnêtement possible.
— Je ne crois pas avoir la « maladie du transfert ». Le roi des dieux ne semble pas convaincu. Il doit savoir que tous les dieux, à un moment ou un autre, finissent par s’identifier aux peuples dont ils ont la charge.
— On va bien voir.
Zeus m’attrape par le bras, nous sortons de la salle de théâtre et revenons sur la place ronde cernée de portes identiques.
Il hésite puis ouvre celle qui se trouve derrière nous.
— Tu t’es affronté toi-même, pour l’épreuve suivante je te demanderai d’affronter… ton peuple.